Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 16:30
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l'avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d'EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l'avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l'ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives ...

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d'enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l'âge de 13 ans et cela sans qu'aucune infraction n'ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l'évidence de nombreuses dérives, s'inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d'une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C'est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l'état de droit,

sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l'enfant,

s'engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu'ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

http://nonaedvige.ras.eu.org/
Par mjs chatellerault
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 15:50
Discours du Président du MJS lors de la clôture de l'Université d'Eté 2008 de La Rochelle
Chers camarades,

Ce matin en lisant la presse, je me suis aperçu d'une chose, les journalistes n'étaient pas à La Rochelle mais à Koh Lanta...

Quand moi, j'y ai vu plus de 4000 militants rassemblés dans des ateliers pour y travailler, pour y échanger, ils n'y ont vu que des querelles de chapelle. Quand j'ai eu l'occasion d'échanger sans tabous avec mes camarades de la jeune gauche, eux, se sont attachés à courir les terrasses des cafés à la traque d'une image ou d'un bon mot. Et quand nous quitterons La Rochelle pour repartir, regonflés, prêt à nous battre contre la droite, contre les suppressions de postes dans l'éducation nationale, contre la disparition des services publics, contre les lois liberticides, on nous dira toujours que les socialistes n'ont pas d'idées, car ils ne seraient que divisions et luttes de personnes. Mes camarades, gardons à l'esprit, avant tout, le travail accompli ce week-end, grâce aux formateurs, aux différents secteurs du parti, nous avons pu échanger avec des intervenants de grande qualité, des syndicalistes, des intellectuels, des partenaires ou des futurs partenaires de la gauche.

Moi j'ai envie de leur dire merci, à tout ces intervenants qui ont accepté de venir ici, ce week-end, merci aux permanents et aux bénévoles, du service d'ordre aux formateurs, de la Rochelle et de toute la France, sans qui tout cela n'aurait jamais pu avoir eu lieu. Merci à Maxime Bono, merci à Olivier Falorni. Et au nom du MJS, je voudrais également vous remercier, camarades, qui, au sortir d'une année difficile, qui a été faite de victoire ou de défaites, avez fait le choix de venir travailler, tous ensemble.

Alors, c'est pour cela que je voudrais que l'on retienne une chose de ce weekend. C'est que le PS est un collectif, une équipe, prête à s'opposer, sans concession et à proposer une alternative dans laquelle les jeunes socialistes prendront toute leur part. Car, mes camarades, s'il y a bien une question sur laquelle on ne peut pas tergiverser, c'est bien sur l'attitude à adopter face à cette droite. Il faut être à la hauteur de notre exigence de résistance, de notre obligation d'opposition.

Vous pourrez compter sur le MJS pour être le débouché des contestations, des résistances et des oppositions. Mais notre génération, la première à connaître un Président de la République élu en étant minoritaire chez les jeunes, est en droit d'attendre autre chose des socialistes et du MJS, elle doit trouver dans la famille socialiste, un outil d'invention de l'avenir.

Alors à ce propos, je voudrais vous raconter une histoire et faire appel, justement, à votre imagination.

Je voudrai vous inviter à nous projeter quelques années en avant, en septembre 2011, au moment où la France anesthésiée par le mensonge et la duperie d'un clan politique célèbrera tristement le 5ème anniversaire de la prise en main sarkosyste

Je voudrai que nous imaginions une histoire. Cette histoire, ça pourrait être celle de votre fils, votre neveu ou votre frère appelons-le Julien.

Nous sommes donc en septembre 2011 : en pensant aux prochaines élections, Julien cherche une alternative... Mais, ce n'est pas ce qui inquiète le plus Julien en cette rentrée 2011,. Ce qui inquiète Julien, c'est qu'il n'a pas de nouvelles d'un de ses amis, parti en Afghanistan mener une guerre contre le terrorisme qui n'est pas la sienne. Il est inquiet, mais il se dit que ça pourrait être pire, car son ami aurait pu être envoyé à quelques centaines de kilomètres de l'Afghanistan, ce pays où la France s'enlise depuis des années, il aurait pu être envoyé au Caucase où se déchainent les nationalismes depuis que la guerre en Ossétie du sud a ouvert la boite de pandore quelques années plus tôt.

Et pourtant, en septembre 2011, Julien avait trouvé un travail, en CDD, bien sûr. Il avait eu de la chance, car beaucoup de ses amis étaient au chômage. Les jeunes avaient pris la récession de plein fouet et avaient de nouveau joué le rôle d'amortisseur sur le marché du travail. Comme un tiers des jeunes aujourd'hui, Julien gagnait le SMIC, un SMIC qui n'avait pratiquement pas augmenté depuis trois ans, un SMIC dont le pouvoir d'achat avait diminué à mesure que l'inflation s'emballait, un SMIC qui servait juste à combler le découvert creusé le mois précédent.

En un an, ses préoccupations avaient changé. En septembre 2010, Julien était parti de chez ses parents et cherchait un logement. Après deux mois de recherche où il avait du surmonter toutes les galères, il avait emménagé dans un appart' dont le loyer représentait près de la moitié de son budget mensuel. Au bout de quelques mois, Julien s'était vu couper son accès à internet : à cause de la loi de septembre 2008 sur le téléchargement, son fournisseur d'accès l'avait interdit de faire ce qu'il faisait depuis 10 ans, télécharger des morceaux de musique pour se changer les idées. Le jour où il apprit cette mauvaise nouvelle, Laurence Ferrari, au journal de TF1 avait annoncé les profits records de l'industrie musicale.

Quelques mois plus tôt, en septembre 2009, il avait commencé ses études dans une université. Une de ces anciennes universités publiques privatisée à la sauvette au nom de la compétitivité de l'enseignement supérieur. Cette rentrée là fut la plus difficile, il n'avait pas obtenu la bourse à laquelle il s'attendait ; les critères de bourses s'étaient encore durcis. Très vite, Julien avait du trouver un travail pour financer ses études. Très vite, il avait fait l'expérience de la loi sur le dialogue social votée à l'été 2008 : en 2009 déjà, un mi-temps, c'était déjà 24h de travail par semaine.

En cette année, Julien pensait aussi à septembre 2008, quand il était rentré en terminale, et avait constaté que sa classe comptait cinq élèves de plus que celle de l'année précédente, qui déjà était surchargée. Les suppressions de postes massives du début d'année étaient passées par là, les profs n'étaient plus disponibles, on ne s'entendaient plus en classe et Julien se faisait déjà à l'idée à cette époque là, que, décidément, on ne lui ferait aucun cadeau pour préparer son avenir dans de bonnes conditions.

Cette histoire, n'est pas gaie, mais elle est réaliste.

Il n'y a qu'un outil pour qu'elle soit écrite un peu différemment d'ici 2011, un seul outil pour que les Julien de 2016 ne connaissent la même histoire que les Julien de 2011, un seul outil pour résister à la fatalité et inventer un autre avenir, cet outil, c'est le nôtre, c'est le Parti Socialiste.

La droite sacrifie l'avenir d'une génération sur l'autel du profit. Cette droite qui ne fait rien pour le logement, rien pour les salaires, rien pour l'emploi, rien contre les discriminations. Cette droite préfère la satisfaction immédiate de ses clientèles électorales à l'intérêt du plus grand nombre. Chers camarades, la France n'est plus gouvernée, elle est tenue par une clique. Désinformée par la complicité des grands médias, tenue par la restriction ininterrompue des libertés, contrôlée par le fichage.

A propos de fichage, connaissez-vous EDVIGE ? Derrière ce doux nom d'EDVIGE se cache un fichier qui vous concerne, vous militants politiques. Il ne dit pas seulement que vous êtes socialistes, il contient des informations sur vos préférences sexuelles, vos fréquentations, vos opinions philosophiques... Mais au fait, si on prend la peine de ficher toutes ces personnes, c'est pour s'en servir. Mais ça va servir à quoi ? Je vous laisse l'imaginer...

Tenue par une clique je le disais, car, comment appeler autrement ce petit groupe de personnes indifférentes au sort du plus grand nombre, ce petit groupe de personnes préoccupé uniquement par son sort et ses intérêts directs. Ce groupe, n'a qu'une méthode de Gouvernement qui peut se résumer en une phrase : « après moi, le déluge. ». Sauf que ce déluge a déjà commencé, et que notre génération prend déjà l'eau. On me dira, oui mais certains jeunes finissent par s'en sortir. Oui, certains jeunes s'en sortent. Ils sont au moins aussi nombreux que les salariés qui ont pu bénéficier du travailler plus pour gagner plus. Notre génération essaie de surnager, même si la droite fait tout pour lui maintenir la tête sous l'eau. Malheureusement, on en vient, à 20 ans, à se dire, que finalement, c'était peut être mieux avant.

Pour qu'un autre avenir soit possible, il faut l'imaginer, il faut le créer, il faut le penser. Einstein disait « il faut d'abord créer de nouveaux mondes, puis après chercher les traces de leur existence ». C'est pour ça qu'il faut penser l'avenir à gauche.

Penser l'avenir à gauche, ce fut l'ambition de cette université d'été du MJS à La Rochelle. Mais cet été, pour le MJS, le temps de la réflexion avait commencé beaucoup plus tôt à Carpentras, ville conquise de haute lutte à la droite, lors de l'université d'été d'ECOSY, le MJS du Parti Socialiste Européen. A l'invitation du MJS France, 2000 jeunes socialistes, venus de toute l'Europe ont travaillé pendant une semaine à dessiner le futur de l'Union, avec en ligne de mire les prochaines élections européennes de juin 2009. C'était le plus grand rassemblement de socialistes depuis le non irlandais. Ce sont des socialistes qui l'ont organisé.

Penser l'avenir à gauche, c'est voir comment le monde a changé, mais aussi comment il va changer, et comment nous voulons le changer. Dans de cette université d'été, le MJS a abordé, lors de ses 3 séances plénières vers des questions qui deviendront des questions essentielles de l'agenda politique. Nous devons l'anticiper.

La première, le retournement de la pyramide des âges. 2012, c'est une date que beaucoup de socialistes ont en tête. 2012 sera une année charnière, ce sera l'année où, pour la première fois dans l'histoire de ce pays, il y aura plus de personnes de plus de 60 ans que de moins de 20 ans. Les conséquences de ce changement démographique ne concernent pas que le système de retraite, elles se trouvent dans toutes les sphères de la société. Un exemple, Gandrange. Si l'usine métallurgique de Gandrange a fermé, ce n'est pas seulement parce que la logique du profit l'a emporté sur celle de l'emploi, c'est aussi parce qu'entre des travailleurs âgés dont on s'est débarrassés hâtivement, et des jeunes en intérim et CDD, le savoir-faire n'a pas été transmis et la productivité s'est effondrée.

La seconde, le modèle de développement. Notre génération rentre sur le marché du travail au moment où le capitalisme connaît une des pires crises financière de son histoire, notre génération voit les inégalités à nouveau exploser, notre génération sera la première qui vivra l'après-pétrole. Face à ces problèmes, Il ne s'agira pas de se contenter de mettre un peu de solidarité par ici, favoriser la recherche par là. Il ne s'agira pas de faire du capitalisme 2.0 comme diraient les concepteurs de logiciels. Non, il ne s'agira pas ça. Il s'agira véritablement d'un autre modèle de développement. Un modèle de développement. Personne d'autres que les socialistes ne peuvent en être les architectes.

Et parce qu'il n'est pas d'architecte sans outil, nous voulons dès maintenant forger les outils de demain, une gauche refondée. Dans ce but, l'union de la gauche est un impératif. Elle ne peut se contenter d'être un état de fait des soirs de premier tour, elle doit être une dynamique capable de tracer des perspectives pour entraîner la société avec elle. C'est à partir de la jeune gauche que doit émerger la gauche unie de demain. C'est pourquoi, dès cette automne, le MJS lancera avec ses partenaires de la jeune gauche, jeunes communistes, jeunes verts, jeunes radicaux de gauche, la première plate-forme commune de la jeune gauche politique. Entre l'imposture démocratique que représente le MODEM et la révolution sans cesse promise mais toujours ajournée de l'extrême gauche, notre génération politique ne souhaite pas d'une gauche réformiste étriquée, d'une gauche qui regarderait ses pieds, d'une gauche qui serait à l'étroit dans ses petits souliers, notre génération veut qu'émerge une gauche qui relève la tête, une gauche qui regarde vers l'avenir, d'une gauche qui va de l'avant.

Le socialisme, chers camarades, est une invention permanente de l'avenir. Il y a encore quelques années de cela, quand les socialistes arrivaient au pouvoir, on parlait encore d'expérience socialiste. Etre socialiste, c'est créer et essayer, et pas seulement s'opposer et imiter.

Camarades, anticipons. Sarkozy, lui, l'a bien compris. Par exemple, quand il s'attaque à la laïcité par les mots et les comportements, c'est pour préparer les atteintes dans les lois et dans les faits. Les combats idéologiques d'aujourd'hui préparent les terrains d'affrontement des joutes électorales de demain. Ils sont aussi importants que les propositions que nous devons sortir dès aujourd'hui pour ancrer dans les têtes de nos concitoyens qu'une autre France est possible et dessiner le portrait de cette France d'après Sarkozy, Plus que jamais, comme le dit la chanson, c'est aujourd'hui que l'avenir s'invente.

Nous ne sommes pas dépourvus d'atouts, nos victoires aux dernières élections locales sont précieuses. La gauche qui a gagné le 16 mars dernier n'est pas seulement une gauche qui protège et agit, c'est une gauche qui invente, qui donne du sens à ce qu'elle fait, qui l'inscrit dans une vision des territoires. Je ne sais pas si l'histoire a un sens, mais une chose est sûre, c'est à nous qu'il appartient de donner du sens à notre histoire. Notre histoire c'est le progrès, notre histoire c'est l'égalité et la solidarité, notre histoire, c'est l'avenir.

Si nous ne donnions pas de sens à notre histoire et à nos actions, nos victoires seraient condamnées à rester des victoires sans lendemain.

Si nous n'inscrivions pas aujourd'hui comme une étape vers notre avenir, avec de la suite dans les idéés, nous nous laisserons hypnotiser par l'indolente répétition d'un éternel présent. Un présent où plus ça changerait, plus ce serait la même chose. Un présent où nous gagnerions les élections intermédiaires tout en perdant les élections nationales. Un présent où l'agenda politique de la droite constituerait notre lot quotidien. Un présent où la tactique finirait par tuer la stratégie. Un présent, où les positionnements feraient oublier le mouvement.

Chers camarades, nous voulons pas de ça. Nous pensons que cela n'arrivera pas. Nous sommes fiers d'être socialistes. Nous avons pour la plupart rejoint la famille socialiste entre 2002 et aujourd'hui, et pas un seul jour, nous n'avons cessé de croire dans la capacité des militants de notre famille politique à incarner l'avenir. Nous avons tout pour réussir. Nous formons le vœu que ce congrès soit un congrès qui fasse date, que ce soit un congrès d'avenir.

Etre utile aux Français, c'est l'enjeu essentiel. Même si nous ne sommes pas tous d'accord entre nous, travaillons ensemble, nous sommes tous socialistes. C'est n'est pas qu'une question de vivre ensemble, c'est une question de responsabilité. Chers camarades, le MJS a déposé une contribution pour le congrès du Parti qui s'intitule "Etre à la hauteur". Le MJS ne souhaite donner de leçon à personne, mais nous voudrions vous demander d'essayer d'être la hauteur des espoirs que les français peuvent placer en nous.

Chers camarades, Notre avenir est à gauche.

Notre avenir est dans le dépassement du modèle libéral que nous impose la droite. Notre avenir est dans un autre modèle de développement. Notre avenir est dans le combat des idées et dans le progrès. Notre avenir est dans une gauche conquérante qui incarne les aspirations populaires, dans une gauche enracinée dans la société dans une gauche fière de ses principes et créatrice dans ses idées.

Notre avenir est socialiste.
Par mjs chatellerault
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 15:49
Plus d'un an déjà (ou seulement) depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, et quel bilan ! Élu sur la promesse d'être « le président du pouvoir d'achat », il n'a pas fallu attendre longtemps pour constater que le sarkozysme est dans la lignée des politiques de régression sociale de la droite. Attaque incessante des services publics, remise en cause du modèle français de protection sociale, politique migratoire férocement répressive, tout l'arsenal libéral et réactionnaire est invoqué par ce gouvernement.

Pour autant, l'adhésion à cette politique n'a cessé de reculer. La cote de popularité du couple exécutif est en baisse constante, et malgré des difficultés à constituer un front unitaire, le mouvement social a repris de la vigueur, et multiplie les nids de protestation, avec une sympathie grandissante dans la population. Cette volonté de résistance sociale va de paire avec une attente réelle de trouver un débouché politique stable à la violence des injustices croissantes qu'elle manifeste. La gauche a une responsabilité sans précédent. Il ne s'agit pas de croire que parce que la droite entraîne les Français dans l'impasse sociale, la gauche reviendra naturellement au pouvoir.

C'est à nous, socialistes, d'apporter une réponse crédible, juste et durable qui nécessite de considérer certains enjeux fondamentaux. En premier lieu, nous devons redonner crédit à la possibilité d'une alternative. C'est en prouvant que la gauche a un projet de société à opposer à celui de la droite que nous redonnerons espoir. Pour cela, nous devons penser l'avenir à gauche.

Penser l'avenir à gauche c'est d'abord faire en sorte que la gauche soit novatrice et propose de nouveaux outils d'action. C'est également construire l'avenir de la gauche en faisant du MJS un laboratoire de la refondation. C'est enfin affirmer que notre avenir est à gauche, l'avenir de notre génération et de la société en général, car la vraie modernité, ce n'est pas la régression organisée par la droite, c'est le progrès, moteur de notre engagement socialiste pour une transformation sociale à gauche.

Nous devons repenser l'offensive à gauche pour mettre en œuvre la reconquête de demain. Égalité, autonomie, répartition des richesses, partage du travail, protection, solidarité, émancipation, vivre ensemble, justice sociale... Autant de défis que nous devons relever.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes, en tant qu'acteur autonome de la famille socialiste, entend participer pleinement à cette entreprise de reconquête. Le temps fort que représente l'Université d'été s'inscrit pleinement dans cette volonté.
Par mjs chatellerault
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 16:08


MERCREDI 10/09 A 18H AU LOCAL
16 rue Abel Orillard
86100 CHATELLERAULT

REUNION DE RENTREE MJS LOCAL
Par mjs chatellerault
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 12:59
Ça flambe toujours à la pompe. Selon les chiffres de l'Union de l'industrie pétrolière, le gazole est désormais à 1,41 euro, contre 1,44 pour le sans plomb.
Selon la la Fédération des entreprises de transport et logistique de France, le prix du gazole a grimpé de 16,72% depuis janvier 2008, et de 37,64% depuis janvier 2007.
Par mjs chatellerault
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 12:58


Le pétrole atteint 130,30 dollars le baril à New York, nouveau record
Par mjs chatellerault
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 12:12

PROCHAINE REUNION MJS LE MERCREDI 21 MAI 2008 A PARTIR DE 18H au local du parti socialiste,16 rue Abel Orillard, 86100 Chatellerault

Par mjs chatellerault
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 12:12
Dix ans après, l'application des 35 heures est vécue diversement, comme dans le reste de la France, en Languedoc-Roussillon. Les salariés qui bénéficient de jours de RTT y ont pris goût et ceux qui n'ont pas d'accord d'entreprise se sentent en décalage. Le slogan sarkozyste "travailler plus pour gagner plus" se heurte à une réalité plus complexe. Et si des patrons de PME comme Altrad ou Multitec parlent de "catastrophe" et de "non-sens économique" au sujet de ces 35 heures, ils ne croient pas à un démantèlement de la loi. Personne ne se voit revenir en arrière.
Par mjs chatellerault
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 12:11
Tous les syndicats appellent à manifester jeudi, dans le public comme dans le privé, avec des préavis de grève dans les transports notamment, pour s'opposer au plan du gouvernement sur les retraites qui entérine l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation.

Deux TGV sur trois circuleront en moyenne jeudi sur le réseau national, ainsi qu'un Transilien sur deux, un TER sur deux et un Corail sur deux, mais le trafic des Eurostar, Thalys et Lyria sera normal, selon les prévisions diffusées mardi par la SNCF pour la journée d'action sur les retraites.

Les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), la FSU, Solidaires (Sud) et l'Unsa ont fixé comme mot d'ordre de cette journée "la défense de la retraite solidaire", menacée selon elles par le projet gouvernemental présenté fin avril.

La CGT table sur une "nouvelle et puissante démonstration de force", après les grèves et manifestations du 15 mai dans la fonction publique, qui ont réuni entre 200.000 et 300.000 manifestants. Pour Jean-Claude Mailly (FO) comme pour Jean-Louis Malys (CFDT), la mobilisation sera "forte".

Les syndicats insistent pour que le succès de la mobilisation ne soit pas mesuré à l'aune des taux de grévistes, mais à celle de la participation aux quelque 80 manifestations prévues.

Dans certains secteurs, des préavis ont été déposés pour que ceux qui le souhaitent puissent faire grève, mais il n'y pas formellement d'appel à la grève.

"L'objectif, ce n'est absolument pas de mettre les gens en grève", estime Jean-Louis Malys (CFDT), jugeant que certains salariés pouvaient manifester en prenant par exemple des RTT.

Dans les transports, où le service minimum sera mis en oeuvre pour la deuxième fois au plan national, les huit syndicats de la SNCF et trois des huit de la RATP ont déposé des préavis.

La RATP prévoit un trafic normal ou quasi-normal sur l'ensemble du réseau, sauf sur la ligne B du RER où un train sur deux circulera. La SNCF n'a pas encore fait de prévision.

Des préavis de grève ont été déposés dans au moins 53 réseaux de transports urbains de province dont Lyon, Marseille et Toulouse.

Dans le domaine aérien, quatre syndicats d'Air France ont appelé à la grève. Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), des perturbations sont possibles en début de journée, à Marseille notamment, et le programme des vols pourrait changer.

Pour la fonction publique, cinq fédérations (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC) appellent à participer "massivement aux manifestations", et à "toutes formes de mobilisations, pouvant aller jusqu'à la grève". La CFDT et l'Unsa appellent également à manifester, sans avoir déposé de préavis de grève.

Gérard Aschieri (FSU) souligne que "les taux de grévistes du 22 mai ne pourront pas être comparés à ceux du 15", l'objectif étant de "réussir les manifestations". Surtout pour les enseignants, les retenues de salaires lors des précédentes grèves commencent à peser.

Si tous les syndicats font bloc contre l'allongement à partir de 2009 de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein, certains comme la CFDT plaident pour qu'il soit conditionné à des résultats en matière d'emploi des seniors, tandis que la CGT et FO ne veulent pas en entendre parler.

Cette nuance importante explique le slogan vague de l'appel intersyndical, qui ne mentionne pas explicitement l'opposition aux 41 ans.

Les syndicats ont aussi des désaccords sur leurs propositions de nouveaux financements des retraites, mais tous regrettent la faiblesse des mesures annoncées fin avril pour garantir le niveau des pensions (dont une hausse de 0,8% au 1er septembre). Ils dénoncent de manière générale le "blocage" du gouvernement face à leurs revendications.
Par mjs chatellerault
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 12:10


Les chiffres de la croissance communiqués hier nous démontre une nouvelle fois l'écart ,voir meme le fossé,qui separe la population française des chiffres publiés.

Alors que penser?

La parole est a vous!

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Par mjs chatellerault
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